Centre-ville de Saint John

Roches

Le centre-ville de Saint John a principalement été construit avec des roches cambriennes du groupe de Saint John, décrites en détail pour la première fois dans les années 1880 par un géologue d’ici, George Matthew. À l’extrémité sud de la péninsule du centre-ville se trouvent des roches volcaniques datant du Précambrien au Cambrien (formation Taylors Island). Des roches du Carbonifère supérieur de la formation Lancaster bordent la côte. Il est possible d’observer des affleurements épars dans la région du centre-ville, sous les immeubles et le long des trottoirs. Les roches du groupe de Saint John sont visibles dans la rue Canterbury, près de l’angle qu’elle forme avec la rue Princess ou, derrière le tribunal, à l’est du square King.

Roches et immeubles

Le centre-ville de Saint John offre d’autres sources d’exploration géologique. De nombreux immeubles anciens sont faits de pierres du Nouveau-Brunswick. Ceux qui ont été construits immédiatement après le Grand Incendie de 1877 sont particulièrement intéressants. En juin de cette année-là, l’incendie a détruit près de 1600 immeubles au sud de la rue King. La ville a rapidement été reconstruite, surtout le quartier commercial qui borde les rues Prince William et King. À cette époque, l’industrie de la pierre de construction était florissante dans la province. De nombreux immeubles ont été reconstruits avec du grès provenant du sud-est du Nouveau-Brunswick, du granit de Hampstead et du comté de Charlotte et du marbre de la région.

Sculptures de grès

En explorant la géologie du centre-ville de Saint John, pensez à lever la tête. Parmi les caractéristiques les plus intéressantes, on compte les sculptures en grès qui encadrent les fenêtres et les portes d’entrée. Le grès est un matériau relativement tendre qui a été abondamment utilisé pour ajouter des ornements décoratifs aux immeubles. Amusez-vous à compter les animaux sur l’édifice Palantine, rue Prince William. Beaucoup plus dur, le granit rouge et noir servait à fabriquer des piliers colorés. L’industrie du granit de St. George, dans le comté de Charlotte, avait vu le jour à peine quelques années avant le Grand Incendie. Il est parfois possible de distinguer les immeubles antérieurs à l’incendie de ceux qui lui ont succédé par l’utilisation faite du granit de St. George.

Accès :
Toute l’année
Accès :
Accessible aux personnes handicapées :
Horaire :
24 heures sur 24, sept jours sur sept
Emplacement :
Adresse :
GPS:
45.2734691, -66.0647683
Téléphone :

Parc provincial Lepreau Falls

Roches

Les roches de Lepreau Falls appartiennent au groupe Mabou (CMA) et datent vraisemblablement du début du Carbonifère (325 à 315 millions d’années environ). Il s’agit de grès, de schiste et de conglomérat dont les tons vont du rouge au violet. Très peu de fossiles ont été découverts dans ces roches, et il s’est avéré difficile de déterminer leur âge. Dans les années 1970, des géologues pensaient qu’elles dataient du Trias (251 à 199 millions d’années). Les fossiles découverts ici étaient décrits comme provenant de cette période. On sait maintenant qu’ils sont bien plus âgés.

Fossiles

Les fossiles sont généralement les restes enterrés d’animaux et de plantes, conservés sous forme pétrifiée en tant que moulage ou moule. Il peut également s’agir d’ichnofossiles, c’est-à-dire des traces faites par des organismes, comme des empreintes de pas laissées par des animaux marchant dans la boue. Ces traces fossiles fournissent des données scientifiques sur le comportement des animaux. À quelle vitesse l’animal marchait-il? Voyageait-il seul ou en groupe?

Un rare exemple de traces fossiles de tétrapode a été découvert à Lepreau Falls en 1974. Le tétrapode est un animal à quatre pattes. Les empreintes semblaient provenir d’un amphibien. Au moins deux ensembles de traces de pas ont été découverts, les pas étaient séparés par un sillon laissé par la queue alors que l’animal marchait sur une surface mouillée. Les renseignements géologiques de l’époque indiquaient que les roches dataient du Trias (251 à 199 millions d’années). On pense maintenant qu’il s’agit plutôt de roches du Carbonifère précoce (325 à 315 millions d’années). Les traces de pas ont certainement été faites par des amphibiens parmi les plus vieux de la Terre.

Érosion

Les roches sont érodées par l’action de l’eau qui émiette lentement les couches en morceaux de plus en plus petits. Pendant l’hiver, la glace et le gel les désagrègent également. Au fil de l’érosion, le sable et la boue sont entraînés dans la baie de Fundy. Ils forment ensuite des roches sédimentaires qui contribuent au recyclage de la croûte terrestre. Les roches sédimentaires rouges de Lepreau Falls ont jadis été déposées dans l’eau, le long d’une rivière ou d’un littoral. Des traces de pas découvertes ici indiquent que l’eau était souvent peu profonde.

Accès :
Toute l’année
Accès :
Accessible aux personnes handicapées :
Horaire :
Du lever au coucher du soleil
Emplacement :
Adresse :
Sud de la route 1
Ouest de Saint John, Nouveau-Brunswick
Canada
GPS:
45.1685486, -66.4601306
Téléphone :

Sentier Fundy

Roches

L’affleurement rocheux qui borde la route d’accès au sentier Fundy montre des roches du Précambrien au Cambrien près du pont de la rivière Big Salmon et des roches du Trias le long de la côte qui va vers l’ouest. Près de 400 millions d’années d’histoire de la Terre sont visibles ici. Les roches les plus âgées racontent l’histoire de l’ancien océan Iapetus. Dans la mythologie grecque, Iapetus était un Titan et le père d’Atlas. L’océan Atlantique moderne tire son nom d’Atlas.

Océan atlantique

L’océan Atlantique est un élément géologique récent ne datant que de près de 200 millions d’années. Les roches de la rivière Big Salmon, quant à elles, datent de 600 millions d’années! L’océan Atlantique a été créé par l’expansion du fond marin. La roche fondue provenant de l’intérieur de la terre monte à la surface pour créer une nouvelle croûte. En montant et en refroidissant, la nouvelle croûte se répand le long de la chaîne de montagnes volcaniques du plancher océanique. L’ancienne croûte retourne à l’intérieur de la Terre le long des fosses océaniques profondes. Les chaînes de montagnes volcaniques du plancher océanique marquent le milieu d’un bassin en pleine expansion. Les matières fondues qui remontent créent dans la croûte une « bulle » qui se brise ensuite, et crée des volcans.

Elles se rejoignent ensuite pour former une longue cassure où naît un nouvel océan. Une des fentes ne parvient pas à en rejoindre une autre. On donne au « rift avorté » le nom d’aulacogène. La baie de Fundy est un de ces rifts créés lors de la naissance de l’océan Atlantique. Plutôt que s’intégrer à un nouvel océan, il est devenu une « vallée axiale » qui s’est remplie de sédiments.

Érosion littorale

La pierre est usée par l’action de l’eau qui réduit lentement les couches en morceaux de plus en plus petits. Au fil de l’érosion, le sable et la boue sont entraînés dans la baie de Fundy. Ils forment ensuite des roches sédimentaires qui contribuent au recyclage de la croûte terrestre. Les « pots de fleurs » sont le résultat pittoresque de l’érosion côtière. Ce sont de petits fragments de la côte en érosion qui ont résisté au martèlement de la mer. Ils indiquent où la ligne de côte se trouvait jadis. Un jour, ils succomberont sous les coups de la mer.

Accès :
Accès :
De la mi-mai (fin de semaine de la fête de la Reine), à la mi-octobre (fin de semaine de l’Action de grâce canadienne). Après la saison, l’accès peut se faire par l’entrée située juste à côté de l'entrée principale (la route est fermée à la circulation – marche, randonnée et vélo seulement).
Accessible aux personnes handicapées :
Oui
Horaire :
20 mai au 24 juin, 9 h à 17 h
25 juin au 19 août, 8 h à 20 h
20 août au 5 septembre, 9 h à 19 h
6 septembre au 10 octobre, 9 h à 17 h
Emplacement :
Adresse :
Entrée
3, route d'accès du sentier Fundy
Salmon River (N.-B.)
E5R 1W4 ~ Canada
Bureau
229, rue Main
St. Martins
E5R 1B7 ~ Canada
GPS:
45.4085942, -65.4314777
Géoparc mondial Stonehammer de l’UNESCO