Parc Rockwood

Roches

Ce parc porte bien son nom. Les roches du parc Rockwood sont assez diversifiées. Elles comprennent du marbre du Précambrien, du gneiss du Précambrien, des roches ignées du Précambrien au Cambrien (granit), de la tonalite, de la granodiorite et de la dacite ainsi que du grès et du conglomérat du Dévonien. Le parc abrite deux terranes géologiques. Le terrane calédonien comprend de la dacite de la formation du lac McBrien et le groupe Saint John du Cambrien, juste à l’extérieur du parc. Au nord-ouest de la dacite, les roches appartiennent au terrane Brookville. Les roches du Dévonien constituent une séquence supracrustale plus ancienne de jeunes roches sédimentaires.

Une faille majeure nommée Caledonia sépare les terranes. La route principale au-delà du pavillon du lac Lily suit la ligne de faille.

Une longue histoire

Le parc Rockwood est associé à une longue histoire d’études scientifiques et d’exploration géologique. La Société d’histoire naturelle du Nouveau-Brunswick s’est penchée sur sa géologie à la fin des années 1800. Les échantillons de roche recueillis par ses membres se trouvent dans la collection du Musée du Nouveau-Brunswick. Dans les années 1860, la grotte Howes a été découverte dans le marbre de la formation Ashburn. Elle a été décrite dans le bulletin de la société en 1904. Plus tôt encore, dans les années 1800, une mine de graphite était exploitée près de la décharge du lac Lily.

Géocaching

Le parc Rockwood possède de nombreux sentiers qui permettent d’explorer sa géologie à pied, en vélo de montagne ou à cheval. Vous pouvez l’explorer de près en faisant de l’escalade avec un guide. L’hiver, le parc est un superbe endroit à découvrir en ski de fond ou en raquettes.

Accès :
Accès :
Accessible aux personnes handicapées :
Horaire :
Du lever au coucher du soleil
Emplacement :
Adresse :
10, promenade Fisher Lake
Saint John (N.-B.)
Canada
GPS:
45.3039657, -66.0594638
Téléphone :
(506) 658-2883

Rapides réversibles

Roches

Les rapides réversibles sont célèbres pour le phénomène des marées qui oblige le fleuve Saint-Jean à couler en sens inverse lorsque la haute marée envahit la baie de Fundy. L’histoire géologique plus ancienne de cet endroit parle de la collision d’anciens continents. Les roches des chutes réversibles possèdent l’une des histoires les plus intéressantes du géoparc Stonehammer. Ici, vous observerez la rencontre de deux anciens terranes géologiques et la ligne de faille qui les sépare. Au sud du pont se trouvent des roches du Cambrien provenant du terrane de Caledonia et datant de 542 à 490 millions d’années. Au nord, les roches gris foncé du Précambrien proviennent du terrane Brookville. Le marbre de la formation Ashburn et la formation Martinon sont âgés de 750 millions à 1,2 milliard d’années. Aux rapides réversibles, on peut voir le lieu de la suture de ces deux fragments continentaux anciens.

Contact avec le terrane

La gorge des rapides réversibles montre un contact de terrane. Un terrane est un fragment de croûte terrestre. Il est formé d’une partie de la croûte (ou de la plaque tectonique) ou il s’en est détaché avant de se joindre ou de se souder à une autre plaque. Le fragment de croûte conserve sa propre histoire géologique, différente de celle de la croûte à laquelle il s’est soudé. Dans ce cas, les deux terranes, Brookville et Caledonia, proviennent de l’hémisphère Sud, mais ont une différence d’âge de 500 millions d’années. À partir du Cambrien, il y a peut-être 540 millions d’années, ces deux fragments de croûte se sont dissociés d’une masse continentale située près du Pôle Sud. Comme une cuvette océanique s’ouvrait devant eux et qu’une autre se fermait derrière, ils ont dérivé vers le nord avant d’entrer en collision avec l’ancienne Amérique du Nord. Et les voici! Une ligne de faiblesse sépare les deux terranes. Lors des derniers mouvements de la croûte terrestre, une faille (la faille de Caledonia) s’est formée le long de la limite du terrane.

Âge glaciaire

Il y a 20 000 ans, la dernière période glaciaire atteignait son apogée. Des glaciers recouvraient complètement les Maritimes. Leur retrait a laissé place à un paysage modifié. Avant la dernière glaciation, le fleuve Saint-Jean coulait vers la mer en passant par South Bay, après le parc naturel Irving. Des moraines glaciaires ont condamné cette sortie. Lorsque le fleuve a trouvé son nouveau chemin il y a 15 000 ans, il a coulé par-dessus les crêtes rocheuses des chutes réversibles pour créer cette gorge. Il y a des milliers d’années, il existait ici une chute d’eau mais, au fur et à mesure que le niveau de la mer a monté et que le lit fluvial s’est érodé, la chute a été submergée. Le phénomène des rapides réversibles ne date que de 3000 ans environ. Le profil du lit du fleuve montre qu’il a dû exister trois chutes ici, de la première près des îles au parc Fallsview à la dernière près des ponts. Juste après les îles, la plaine alluvionnaire plonge de près de 25 mètres sous le niveau des basses eaux. Elle plonge encore deux fois de plus de 40 mètres sous le niveau des basses eaux, juste après le pont routier.

Accès :
Accès :
Accessible aux personnes handicapées :
Horaire :
Du lever au coucher du soleil
Emplacement :
Adresse :
Route 100, rue Fallsview
Saint John, Nouveau-Brunswick
Canada
GPS:
45.2642664, -66.0880366
Téléphone :

Parc naturel Irving

Roches

La géologie du Parc naturel Irving comprend un substratum du Dévonien au Carbonifère (359 à 346 millions d’années) exposé à l’île Taylors et à Sheldon Point et recouvert de dépôts de sable, de gravier et d’argile au cours de la dernière période glaciaire, il y a moins de 15 000 ans. Il s’est révélé ardu de déterminer l’âge des roches volcaniques et sédimentaires.

Bien que ces roches possèdent bon nombre de caractéristiques intéressantes, la présente note porte surtout sur la géologie de l’âge glaciaire du parc. Il s’agit du meilleur endroit de Stonehammer pour observer cet aspect de son histoire géologique. La géologie de l’âge glaciaire est constituée de sédiments « meubles ». Trop jeunes, ils ne sont pas encore formés en roche.

Changement climatique

La fin de l’âge glaciaire est caractérisée par un changement climatique rapide, plus spécialement au cours de l’intervalle froid appelé « Dryas récent ». Il y a environ 11 000 ans, les températures ont plongé de 7 ˚C en une dizaine d’années. Les insectes subarctiques ont de nouveau envahi les Maritimes pendant des centaines d’années, jusqu’à ce que la température se réchauffe. La tourbière située sur la colline de Saints Rest Beach témoigne de ce changement climatique rapide.

Glaciers

Pendant une période que les géologues ont baptisée le « dernier maximum glaciaire » et qui a eu lieu il y a environ 20 000 ans, les glaciers recouvraient la presque totalité de l’Amérique du Nord, y compris les Maritimes. Il y a 10 000 ans, le Nouveau-Brunswick n’était probablement pas recouvert de glace. En se retirant, les glaciers ont laissé des empilements de sable et de gravier le long de leurs limites. Appelés « moraines » et « épandages fluvio-glaciaires », ces empilements de sédiments peuvent facilement être observés dans le paysage moderne. Nous les utilisons souvent comme carrières de sable et de gravier. La carrière du chemin Sand Cove, située au-dessus de la plage, en est un exemple. Il y a près de 15 000 ans, le front du glacier se tenait ici, au Irving Nature Park. C’était ce qu’on appelle un glacier de marée, car il se dressait contre l’océan. L’argile rouge le long des falaises de la plage se compose de couches de sédiments marins. Parfois, on y trouve des fossiles d’escargots, de palourdes, d’oursins et d’étoiles de mer. En se retirant, le glacier a continué à laisser une série de moraines aux endroits où il est demeuré un moment. Si vous regardez au nord-ouest depuis la plage, vous verrez le chemin Manawagonish, sur la colline. Ce chemin a été tracé sur la moraine Manawagonish. La moraine a agi comme une digue et a forcé le fleuve Saint-Jean à couler par les rapides réversibles.

Accès :
Accès :
Accessible aux personnes handicapées :
Horaire :
Emplacement :
Ouest de Saint John
Adresse :
1379, chemin Sand Cove
Saint John (N.-B.)
E2L 4M3 ~ Canada
GPS:
45.2257772, -66.1175892

Hampton Lighthouse River Centre

Roches

Il est rare de pouvoir observer des roches comme celles situées près du Lighthouse River Centre de Hampton. Cette partie de la rivière Kennebecasis suit des roches plus tendres du groupe Mabou du Carbonifère. La vallée est bordée au sud par du grès et du conglomérat de la formation Kennebecasis et au nord par des roches volcaniques du Silurien. Ici, la rivière serpente le long de la vallée plate et abrite bien des marécages. Ses méandres sont visibles sur la carte géologique. Ici, c’est le substrat rocheux non visible qui définit le paysage. Au sud-ouest, la rivière tourne à l’ouest et suit une ligne de faille, puis finit par être prise entre la formation Kennebecasis du Dévonien et la formation Bayswater du Silurien.

Méthode des analogues modernes

Une leçon de géologie peut être illustrée par ce que nous voyons ici : la méthode des analogues modernes. Nous pouvons examiner l’environnement moderne pour tenter de comprendre les paléoenvironnements. À l’est de Hampton, la route 1 passe à travers d’impressionnants affleurements de la formation Albert. Ces roches sédimentaires ont été formées il y a 350 millions d’années. Le long de la route, on peut observer de petites rides de plage et des rides à grande échelle. Des bûches fossiles, des fossiles de poissons et des traces fossiles ont été trouvés dans la formation Albert. De quel type d’environnement s’agissait-il?

Si vous vous promenez en bateau sur la rivière Kennebecasis au niveau de Hampton, regardez au fond de l’eau. Bien souvent, elle est assez peu profonde pour qu’on puisse apercevoir des rides, des bûches gorgées d’eau qui roulent en la descendant, des poissons et des chemins sinueux laissés par les palourdes et autres animaux. Ce milieu ressemble étonnamment à la formation Albert dont les géologues pensent qu’elle est caractérisée par des rivières, des lacs et des marécages peu profonds datant du Carbonifère précoce.

Plaines inondables

Les terres basses qui bordent la rivière portent bien leur nom de plaines inondables. Essayez de venir ici en avril ou en mai. Pendant la saison des inondations, la navigation le long des passages étroits de la Kennebecasis offre une expérience radicalement différente – il est alors possible de faire du kayak ou du canot entre les arbres. La carte géologique montre les terres basses du groupe Mabou du Carbonifère (CMA). La rivière serpente d’un côté à l’autre de la vallée. D’anciens lacs en boucle sont aussi visibles sur la carte géologique ou sur les images satellites. Au cours de la saison des inondations, la vallée est susceptible d’être complètement recouverte.

Accès :
Accès :
Du lever au coucher du soleil
Accessible aux personnes handicapées :
Horaire :
Emplacement :
Adresse :
1075, rue Main
Hampton (N.-B.)
E5N 6G1 ~ Canada
GPS:
45.5416133, -65.8365364
Téléphone :

Sentier Fundy

Roches

L’affleurement rocheux qui borde la route d’accès au sentier Fundy montre des roches du Précambrien au Cambrien près du pont de la rivière Big Salmon et des roches du Trias le long de la côte qui va vers l’ouest. Près de 400 millions d’années d’histoire de la Terre sont visibles ici. Les roches les plus âgées racontent l’histoire de l’ancien océan Iapetus. Dans la mythologie grecque, Iapetus était un Titan et le père d’Atlas. L’océan Atlantique moderne tire son nom d’Atlas.

Océan atlantique

L’océan Atlantique est un élément géologique récent ne datant que de près de 200 millions d’années. Les roches de la rivière Big Salmon, quant à elles, datent de 600 millions d’années! L’océan Atlantique a été créé par l’expansion du fond marin. La roche fondue provenant de l’intérieur de la terre monte à la surface pour créer une nouvelle croûte. En montant et en refroidissant, la nouvelle croûte se répand le long de la chaîne de montagnes volcaniques du plancher océanique. L’ancienne croûte retourne à l’intérieur de la Terre le long des fosses océaniques profondes. Les chaînes de montagnes volcaniques du plancher océanique marquent le milieu d’un bassin en pleine expansion. Les matières fondues qui remontent créent dans la croûte une « bulle » qui se brise ensuite, et crée des volcans.

Elles se rejoignent ensuite pour former une longue cassure où naît un nouvel océan. Une des fentes ne parvient pas à en rejoindre une autre. On donne au « rift avorté » le nom d’aulacogène. La baie de Fundy est un de ces rifts créés lors de la naissance de l’océan Atlantique. Plutôt que s’intégrer à un nouvel océan, il est devenu une « vallée axiale » qui s’est remplie de sédiments.

Érosion littorale

La pierre est usée par l’action de l’eau qui réduit lentement les couches en morceaux de plus en plus petits. Au fil de l’érosion, le sable et la boue sont entraînés dans la baie de Fundy. Ils forment ensuite des roches sédimentaires qui contribuent au recyclage de la croûte terrestre. Les « pots de fleurs » sont le résultat pittoresque de l’érosion côtière. Ce sont de petits fragments de la côte en érosion qui ont résisté au martèlement de la mer. Ils indiquent où la ligne de côte se trouvait jadis. Un jour, ils succomberont sous les coups de la mer.

Accès :
Accès :
De la mi-mai (fin de semaine de la fête de la Reine), à la mi-octobre (fin de semaine de l’Action de grâce canadienne). Après la saison, l’accès peut se faire par l’entrée située juste à côté de l'entrée principale (la route est fermée à la circulation – marche, randonnée et vélo seulement).
Accessible aux personnes handicapées :
Oui
Horaire :
20 mai au 24 juin, 9 h à 17 h
25 juin au 19 août, 8 h à 20 h
20 août au 5 septembre, 9 h à 19 h
6 septembre au 10 octobre, 9 h à 17 h
Emplacement :
Adresse :
Entrée
3, route d'accès du sentier Fundy
Salmon River (N.-B.)
E5R 1W4 ~ Canada
Bureau
229, rue Main
St. Martins
E5R 1B7 ~ Canada
GPS:
45.4085942, -65.4314777

Centre riverain de Brundage Point

Roches

Bien qu’il soit difficile d’observer la géologie du substratum au Centre riverain de Brundage Point, c’est toujours lui qui structure le paysage environnant. Pour la plupart, les roches de Brundage Point et celles de la péninsule de Kingston, située de l’autre côté du fleuve Saint-Jean, sont des roches volcaniques du Silurien datant d’environ 435 millions d’années. Relativement dures, elles sont responsables du terrain ondulé visible à l’horizon. Les collines ont été polies par les glaciers qui ont recouvert toute la région au cours de la dernière glaciation. La vallée fluviale a également été lissée par les glaciers.

Les vallées fluviales du Saint-Jean et de la Kennebecasis suivent la structure rocheuse le long de la péninsule de Kingston. Elles suivent également les grandes limites de faille qui séparent les terranes géologiques.

Terranes

Un terrane est un fragment de croûte terrestre. Il est formé d’une partie de la croûte (ou de la plaque tectonique) ou il s’en est détaché avant de se joindre ou de se souder à une autre plaque. Le fragment de croûte conserve sa propre histoire géologique, différente de celle de la croûte à laquelle il s’est soudé. Ce fragment qui vient d’ailleurs est souvent appelé « terrane allochtone ». Certains d’entre eux ont traversé la moitié du globe. Le Nouveau-Brunswick est composé d’une série de terranes empilés sur l’ancien noyau de l’Amérique du Nord. Chaque tranche comporte sa propre histoire géologique et relève de l’histoire complexe de la formation du Nouveau-Brunswick. Le parc Stonehammer lui-même est fait de nombreux terranes, et son passé géologique est compliqué. Brundage Point se trouve sur le terrane de Kingston. Sur son parcours vers la baie de Fundy, le fleuve croise deux autres terranes.

Un cours d’eau de l’âge glaciaire

Au fil de son trajet vers la mer, le fleuve Saint-Jean passe par Brundage Point. À quinze kilomètres de là, le fleuve traverse la gorge des rapides réversibles pour aller se jeter dans la baie de Fundy. Le paysage que l’on peut observer ici a énormément changé au fil des années. Il y a 15 000 ans, cette vallée était complètement recouverte de glaciers. Lorsqu’ils se sont retirés, l’océan a inondé la vallée au-delà de Fredericton et a formé une mer intérieure. Sur des milliers d’années, le niveau a baissé, et la terre s’est soulevée au fur et à mesure que le poids de la glace disparaissait. Le lien avec la mer a été coupé et une série de chutes d’eau se sont formées aux rapides réversibles, dans la ville de Saint John. Le Saint-Jean est devenu un grand lac.

Le niveau de la mer a recommencé à monter pendant des milliers d’années et la terre a lentement repris ses droits. L’embouchure du fleuve Saint-Jean a de nouveau été inondée lorsque la mer a dépassé les crêtes rocheuses aux rapides réversibles. La « réversibilité » des rapides est un phénomène relativement récent. Il n’existe que depuis environ 3000 ans, lorsque les marées montantes ont gonflé le fleuve au point de renverser son cours. Cette zone a été inondée et les effets de la marée peuvent être constatés en amont de Brundage Point.

Accès :
Toute l’année
Accès :
Accessible aux personnes handicapées :
Oui
Horaire :
Du lever au coucher du soleil
Emplacement :
Route 177, Grand Bay-Westfield
Adresse :
4, chemin Ferry
Grand Bay-Westfield (N.-B.)
E5K 0A8 ~ Canada
GPS:
45.3476675, -66.2236648
Géoparc mondial Stonehammer de l’UNESCO